Billet d’humeur : Recrutement et salariat, le mouton à cinq pattes et l’esclave

Publié par , le 5 avril 2016

Annonce d’emploi :  Ingénieur, issu d’une école de commerce si possible MBA, mais de qui se moque-t-on ? Lire les annonces c’est parfois parcourir le championnat du monde du grotesque

Des litanies de fonctions,  des leughorrées d’attributs requis, des profils surréalistes.

J’ai beau me demander pourquoi,  envisager que cela sert aux recruteurs à poser un filtre, effectuer un tri face à l’inflation de candidatures…cela ne me convainc guère.

Sont-ce les entreprises qui exigent ces profils…qui n’en sont pas d’ailleurs car cela devient des fourre-tout fourre-rien!

Devant les impératifs de résultats au trimestre,  de court terme permanent, les entreprises ne savent même plus définir leur besoin en ressources humaines et le pire, c’est que les cabinets de recrutements les suivent dans leur délire.

Et l’on s’étonne de la difficulté pour les entreprises à trouver des collaborateurs qualifiés et qui répondent à la demande en terme de comportement ?

Et l’on se demande pourquoi le taux de burn-out explose, surtout chez les jeunes, et ça c’est un vrai indicateur qu’il ne s’agit pas d’une inadaptation due aux changements récurrents et rapides de notre monde entrepreneurial ? Nos jeunes  sont a priori mieux préparés à notre monde technologique et digital. Il s’agit bien d’une inadaptation des Entreprises à leur propres besoins, voir même à leur propre stratégie, créant ainsi d’énormes décalages entre la demande et l’offre.

Et si tout simplement elles se posaient les bonnes questions : que veut-on ? Pourquoi le veut-on et qu’est-ce que cela changera, qu’est ce qui deviendra possible ? Qu’est-ce que ce futur collaborateur va apporter à l’Entreprise qui lui permettra de mettre en œuvre sa vision et sa stratégie. Et bien d’autres encore. Quelle est la mission de notre entreprise, quelle est son impact sur le marché?

Les bonnes questions vous dis-je, bien intégrées dans l’écosystème physique et temporel de l’Entreprise,

Et si accessoirement, on les payait correctement ? Un Bac plus cinq ou plus payé 1.200 euros nets par mois, pour travailler de 8h30 à 3 heures du matin, les WE aux oubliettes, et le respect quotidien en option … ?

Mais vous en reprendrez bien un ptit peu de la potion Merdique !

  • Mais comment, je ne comprends pas, après tout ce que l’on a fait pour vous ? On vous forme…
  • Oh mais Monseigneur je me confonds en excuses… je vais donc travailler d’avantage…

Bref…. On marche sur la tête…Finalement non ,  ils n’en ont plus.. de tête … à moins que cela soit de cœur dont il manque cruellement au sein des Entreprises, d’intelligence émotionnelle, d’empathie…

Les dirigeants sont-ils déjà rentrés dans la peau de robots ? Les salariés sont-ils déjà devenus des machines programmées par des robots ? Brrr cela fait froid dans le dos !

Quoiqu’il en soit, je crois aux solutions, aux accompagnements adéquats pour éviter ce genre de dérive. Les bonnes questions dans leur écosystème au service d’une vision et d’une stratégie claire et inscrite dans le Court, Moyen et Long terme… Ca je suis convaincue que c’est plus productif , plus performant, plus motivant, plus épanouissant.. Et hop , les voilà marchant de nouveau sur leurs pieds, bien alignés dans une Entreprise alignée et connectée, qui attire et fidélise les talents .